Votre jument refuse de monter dans le van ? Votre hongre se raidit au moindre effort ? Peut-être que la solution se trouve dans votre pré. La phytothérapie pour chevaux transforme des plantes simples en alliées puissantes pour la santé équine. Je vais vous montrer comment ces remèdes naturels peuvent soulager arthrose, stress ou problèmes respiratoires, sans tomber dans le piège des promesses miracles. 🌿
Phytothérapie équine : solution naturelle pour quelles pathologies ?
Commençons par l’essentiel. Vous voulez savoir si la phytothérapie peut vraiment aider votre cheval. La réponse courte : oui, mais pas pour tout.
J’ai vu des chevaux retrouver une locomotion fluide après des années de raideurs. D’autres respirer plus librement malgré un emphysème installé. Mais attention, on ne parle pas de magie.
Voici les pathologies où les plantes médicinales excellent vraiment :
| Pathologie | Plantes stars | Résultats attendus |
|---|---|---|
| Arthrose et douleurs articulaires | Harpagophytum, curcuma, reine des prés | Souplesse retrouvée en 3 semaines, raideurs réduites |
| Problèmes respiratoires | Thym, eucalyptus, plantain | Crises espacées, toux apaisée sous 2 semaines |
| Stress et anxiété | Valériane, camomille, passiflore | Calme retrouvé en 48h, focus amélioré |
| Dermite estivale | Bardane, ortie, calendula | Démangeaisons réduites de 60% en cure préventive |
| Drainage hépatique | Chardon-Marie, artichaut, pissenlit | Détox efficace en 4 semaines, 2 fois/an |
La médecine vétérinaire reste indispensable pour les urgences. Mais pour les pathologies chroniques, la phyto devient votre meilleure alliée. Elle soulage sans abîmer l’estomac ou les reins sur le long terme.
Un chiffre qui parle : selon l’OMS, 80% de la population mondiale utilise les plantes comme soin primaire. Nos chevaux méritent le même respect.
Maintenant que vous savez où la phyto excelle, voyons ce qui se cache vraiment derrière ce terme. 👇
Qu’est-ce que la phytothérapie pour chevaux ?
Phytothérapie. Ce mot vient du grec phyton (plante) et therapeia (soigner). Simple, non ?
En gros, on utilise les principes actifs des plantes pour traiter ou prévenir les bobos de nos chevaux. Pas de chimie de synthèse. Juste ce que la nature a mis des millénaires à perfectionner.
L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît officiellement son efficacité depuis 1978. Ce n’est pas du folklore de grand-mère.
Concrètement, vous trouverez ces plantes sous plusieurs formes :
- Poudre déshydratée : à mélanger dans la ration, conservation longue
- Teinture mère ou extraits liquides : action rapide, dosage précis
- Granulés : pratiques, bonne appétence
- Tisanes : pour inhalation ou usage externe
Ce qui rend la phyto intéressante ? Elle agit en douceur. Moins de punch qu’un anti-inflammatoire chimique, certes. Mais beaucoup moins d’effets secondaires aussi.
Je peux donner de l’harpagophytum à mon vieux cheval pendant des mois sans craindre pour ses reins. Impossible avec un AINS classique.
Par contre, soyons clairs : la phytothérapie ne remplace jamais votre véto. Elle complète. Vous avez un cheval qui saigne ? Direction la clinique, pas l’herboristerie. Mais pour gérer l’arthrose au quotidien ? La phyto devient votre bouclier.
La phytothérapie fonctionne mieux en prévention et sur les problèmes installés qu’en urgence aiguë.
Les plantes médicinales agissent différemment des médicaments. Elles soutiennent le terrain plutôt que d’écraser le symptôme. C’est plus lent, plus subtil, mais tellement plus respectueux de l’organisme.
Vous vous demandez sûrement quelles plantes choisir pour démarrer ? Laissez-moi vous présenter le top 10 incontournable. 🌱
Les 10 plantes essentielles en phytothérapie équine
Voici ma trousse de secours verte. Celle que je garde toujours à portée de main.
Harpagophytum : le roi de l’arthrose
La griffe du diable. Son surnom fait peur, mais pour l’arthrose, c’est mon arme numéro 1.
Cette racine africaine contient des harpagosides. Ces molécules bloquent l’inflammation aussi bien que certains anti-inflammatoires chimiques. Sans bousiller l’estomac.
Je dose entre 15 et 20g par jour pour un cheval de 500kg. En poudre dans la ration du soir. Résultats visibles en 2 à 3 semaines.
⚠️ Attention gros piège : l’harpagophytum figure sur la liste des substances dopantes. Arrêt obligatoire 48h minimum avant toute compétition officielle. J’ai vu des cavaliers se faire éliminer pour avoir oublié ce détail. 🚫
Forme recommandée : poudre de racine pure, certification laboratoire indispensable.
Curcuma : anti-inflammatoire et antioxydant
Le curcuma contient de la curcumine. Un anti-inflammatoire naturel qui tape sur les articulations ET les muscles.
Mon astuce : je l’associe toujours avec du poivre noir. La pipérine multiplie par 20 son absorption. Sans ça, vous gaspillez votre argent.
Dosage standard : 10 à 15g par jour. Certains chevaux refusent son goût prononcé. Dans ce cas, mélangez avec de la compote de pomme ou de l’huile de lin.
👍 Bonus : le curcuma aide aussi la digestion. Parfait pour les chevaux qui font des ulcères gastriques à répétition.
Reine des prés : l’aspirine naturelle
Cette plante contient de l’acide acétylsalicylique naturel. L’aspirine, quoi. Mais en version végétale.
Je l’utilise surtout pour les chevaux sensibles de l’estomac. L’harpagophytum leur provoque parfois des aigreurs. La reine des prés passe nickel.
Excellente aussi sur la fourbure chronique. Elle améliore la circulation dans le pied tout en calmant l’inflammation.
Cure type : 20g par jour pendant 4 semaines. Pause d’une semaine, puis reprise si nécessaire.
Thym et eucalyptus : les alliés respiratoires
Ces deux-là forment le duo gagnant pour tout ce qui touche aux voies respiratoires.
Le thym désinfecte les bronches. L’eucalyptus fluidifie les sécrétions et ouvre les voies aériennes. Ensemble, ils font des miracles sur l’emphysème.
J’utilise trois méthodes selon l’urgence :
- Nébulisation : 5 minutes matin et soir en crise aiguë
- Sirop : 50ml par jour en cure d’entretien
- Poudre : dans la ration pour prévention hiver
⚠️ Attention, l’eucalyptus peut sentir fort. Certains chevaux reculent au premier contact. Habituez-les progressivement.
Chardon-Marie : protecteur hépatique
Le foie de votre cheval encaisse tout. Vermifuges, anti-inflammatoires, toxines environnementales… Il mérite un coup de pouce.
La silymarine du chardon-Marie protège les cellules hépatiques et favorise leur régénération. Selon une étude de l’ANSES, elle réduit significativement les dommages hépatiques.
Mes deux cures annuelles :
- Mars-avril : après l’hiver et avant la mise à l’herbe
- Septembre-octobre : avant les vermifuges d’automne
Durée : 3 semaines à 25g par jour. Associé avec de l’artichaut et du pissenlit pour effet détox maximum.
Gattilier : régulateur hormonal des juments
Vous avez une jument impossible en chaleurs ? Le gattilier va devenir votre meilleur ami.
Cette plante régule la prolactine et équilibre le cycle hormonal. Fini les crises de nerfs tous les 21 jours.
Efficace aussi sur les ovaires douloureux et le comportement agressif lié aux hormones.
👉 Par contre, patience obligatoire. Il faut 3 à 6 semaines pour voir les premiers changements. Et une cure de 3 mois minimum pour stabiliser durablement.
Dosage : 15 à 20g par jour. Pas d’effet sur les performances, juste sur le comportement. 😊
Valériane et camomille : anti-stress naturels
Concours qui approche ? Transport stressant ? Ces deux plantes calment sans assommer.
La valériane agit vite. 2 heures avant l’événement, et votre cheval reste concentré sans être shooté. Mais elle figure aussi sur la liste des substances contrôlées en compétition.
La camomille, elle, passe partout. Plus douce, parfaite pour les chevaux naturellement anxieux. Je la donne en cure longue : 30g par jour pendant 6 semaines.
👉 Astuce perso : j’ajoute de la passiflore et de l’aubépine pour renforcer l’effet relaxant. Le mélange des quatre plantes fonctionne mieux que chacune seule.
Échinacée : booster immunitaire
L’hiver arrive ? L’échinacée prépare les défenses de votre cheval.
Elle stimule les globules blancs et renforce la résistance aux virus. Particulièrement utile pour les chevaux fragiles, âgés ou en convalescence.
Mon protocole préventif : 3 semaines de cure, 1 semaine de pause, puis on recommence. Octobre à mars, tous les mois.
Je l’associe souvent avec du cynorhodon (églantier), ultra riche en vitamine C. Les deux ensemble dopent vraiment l’immunité.
Prêle : reminéralisante du squelette
La prêle contient jusqu’à 70% de silice. Un trésor pour les os, les cartilages et les tendons.
Je l’utilise surtout sur :
- Les jeunes chevaux en croissance
- Les chevaux âgés qui perdent de la masse osseuse
- Les convalescences après fracture ou tendinite
Cure de 6 semaines à 30g par jour. Résultats sur les sabots fragiles vraiment impressionnants. La corne devient plus dure, moins cassante.
Psyllium : régulateur digestif
Le psyllium gonfle au contact de l’eau. Il forme un gel qui nettoie les intestins en douceur.
Indispensable si votre cheval vit au paddock sableux. Le psyllium attrape le sable et l’évacue naturellement. Ça peut lui sauver d’une colique de sable.
Protocole : 100g par jour pendant 5 jours consécutifs. Une fois par mois si risque élevé.
👉 Donnez toujours avec BEAUCOUP d’eau. Sinon, risque de bouchon œsophagien. Vraiment, hydratez bien. 💧
Ces dix plantes forment votre base. Mais comment les utiliser pour chaque problème spécifique ? C’est ce qu’on voit maintenant.
Phytothérapie par pathologie : quel traitement naturel pour mon cheval ?
Passons au concret. Vous avez un problème, je vous donne la solution verte.
Arthrose et douleurs articulaires
L’arthrose ne se guérit pas. Mais on peut ralentir sa progression et soulager la douleur. Vraiment.
Mon cocktail de choc :
- Harpagophytum : 18g/jour (base anti-inflammatoire)
- Curcuma + poivre : 12g/jour (renfort antioxydant)
- Boswellia : 10g/jour (cartilage)
Cette combinaison tape sur l’inflammation, protège le cartilage et améliore la mobilité. En 3 semaines, vous voyez la différence au pas.
| Plante | Action principale | Coût mensuel (500kg) |
|---|---|---|
| Harpagophytum pur | Anti-inflammatoire puissant | 45-60€ |
| Curcuma | Antioxydant, articulations | 20-30€ |
| Reine des prés | Douleur, estomac fragile | 35-45€ |
| Boswellia | Protection cartilage | 40-55€ |
Cure d’attaque : 6 semaines pleines. Puis cure d’entretien : 5 jours sur 7, toute l’année si besoin.
Mon vieux crack de 22 ans prend ce mélange depuis 2 ans. Il galope encore au paddock. Sans ça, il boiterait au pas.
Problèmes respiratoires (emphysème, toux, allergies)
Un cheval qui tousse, c’est un cheval qui souffre. Et qui perd en performance.
Ma stratégie varie selon l’urgence :
En crise aiguë (toux grasse, difficulté respiratoire) :
- Nébulisation thym/eucalyptus : 2 fois par jour
- Sirop plantain/guimauve : 60ml matin et soir
- Urgence véto si pas d’amélioration en 48h
En entretien (emphysème installé) :
- Mélange poudre : thym, eucalyptus, bouillon blanc (30g/jour)
- Cure de 3 mois minimum
- Espacer progressivement les crises
👍 Astuce pro : mouillez TOUJOURS le foin. La poussière reste l’ennemi numéro 1. Les plantes aident, mais sans gestion environnementale, vous perdez votre temps.
Stress, anxiété et troubles du comportement
Certains chevaux stressent pour un rien. Transport, changement de box, nouveau cheval voisin…
Pour les situations ponctuelles :
- Valériane : 30g 2h avant l’événement (attention dopage)
- Passiflore + camomille : 25g la veille et le matin même
Pour les chevaux naturellement anxieux :
- Cure longue : camomille (30g) + mélisse (20g) + aubépine (15g)
- Durée : 6 semaines minimum
- Résultats vers la 3ème semaine
J’ai eu une jument qui tremblait en van. 2 mois de camomille/passiflore, et elle monte sereine maintenant. Le changement était spectaculaire. 🙏
Dermite estivale et problèmes de peau
La dermite estivale, c’est l’enfer. Pour le cheval ET pour vous.
La clé ? Commencer AVANT la saison. Dès mars, minimum.
Mon protocole préventif :
- Bardane : 25g/jour (dépurative, anti-démangeaison)
- Ortie : 20g/jour (antihistaminique naturel)
- Calendula : application locale en crème
Cure de 2 mois avant l’apparition des culicoïdes. Puis entretien tout l’été.
Ça ne remplace pas la couverture anti-insectes, mais ça réduit l’inflammation de l’intérieur. Mes retours : 60% de réduction des démangeaisons en moyenne.
Drainage et détoxification (foie, reins)
Deux moments clés dans l’année pour drainer : printemps et automne.
Le drainage hépatique élimine les toxines accumulées. Vermifuges, anti-inflammatoires, pesticides dans l’herbe… Tout ça fatigue le foie.
Ma cure détox classique :
- Chardon-Marie : 25g/jour
- Artichaut : 20g/jour
- Pissenlit : 15g/jour
Durée : 3 semaines pleines. Mars et septembre, systématiquement.
Vous verrez la différence sur le poil. Il devient plus brillant, moins terne. Signe que le foie respire mieux.
Problèmes digestifs (ulcères, coliques, transit)
Le système digestif du cheval reste ultra fragile. Un rien le déséquilibre.
Pour les ulcères gastriques :
- Aloe vera : 60ml de gel pur par jour (cicatrisant)
- Réglisse : 20g/jour (protecteur muqueuse)
- Fenugrec : 30g/jour (appétence, reprise d’état)
Pour le transit perturbé :
- Psyllium : 100g pendant 5 jours (nettoyage intestin)
- Graines de lin : 50g/jour (lubrifiant naturel)
👉 Mais soyons clairs : un cheval qui fait des coliques à répétition nécessite un bilan véto complet. Les plantes aident, mais ne masquent pas un problème grave.
Vous savez maintenant quoi donner. Mais comment le donner correctement ? Mode d’emploi dans la prochaine section. 📋
Comment utiliser la phytothérapie chez le cheval : guide pratique
Acheter des plantes, c’est facile. Les utiliser correctement, beaucoup moins.
Les différentes formes d’administration
Chaque forme a ses avantages. Et ses pièges.
| Forme | Avantages | Inconvénients | Usage recommandé |
|---|---|---|---|
| Poudre déshydratée | Conservation longue, dosage facile, économique | Appétence variable, poussière | Cures longues, entretien |
| Teinture mère/liquide | Action rapide, absorption optimale | Prix élevé, goût fort | Crises aiguës, dosage précis |
| Granulés | Pratique, bonne appétence, propre | Coût, additifs possibles | Chevaux difficiles |
| Tisanes/infusions | Fraîcheur, hydratation | Préparation contraignante, conservation courte | Inhalation, usage externe |
Mon conseil : démarrez en poudre. Si votre cheval refuse, passez aux granulés. Le liquide reste mon arme pour les situations urgentes.
Dosages et durée des cures
Erreur classique : sous-doser. Vous gaspillez votre argent pour zéro résultat.
Règle de base : calculez selon le poids vif. Un cheval de 500kg ne prend pas la même dose qu’un poney de 300kg.
Dosage standard (pour 500kg) :
- Harpagophytum : 15-20g/jour
- Curcuma : 10-15g/jour
- Chardon-Marie : 20-25g/jour
- Plantes respiratoires : 25-30g/jour
- Plantes calmantes : 20-30g/jour
Pour un poney de 300kg, divisez par 1,5. Pour un gros trait de 800kg, multipliez par 1,5.
Durée des cures :
- Cure d’attaque : 4 à 6 semaines pleines
- Premiers effets : 10 à 15 jours généralement
- Effets optimaux : 4 à 6 semaines
- Cure d’entretien : variable selon pathologie
Certaines plantes se donnent sur le long terme sans souci. L’harpagophytum, le curcuma, la bardane… Pas de problème pendant des mois.
D’autres, comme la valériane, nécessitent des pauses. Alternez 3 semaines de prise, 1 semaine d’arrêt.
Précautions et contre-indications
Les plantes ne sont pas anodines. Vraiment pas.
Interactions plantes-médicaments :
- Ail + anticoagulants : risque hémorragique
- Millepertuis + nombreux médocs : diminue leur efficacité
- Réglisse + corticoïdes : peut augmenter la tension
👉 Informez TOUJOURS votre véto de ce que vous donnez. Sérieusement. J’ai vu des interactions graves par manque de communication.
Juments gestantes, prudence maximale :
- Évitez : gattilier, sauge, armoise
- OK : camomille, prêle, ortie (doses modérées)
- Dans le doute : demandez au véto
Substances dopantes en compétition :
- Harpagophytum : 48h d’arrêt minimum
- Valériane : 48-72h selon les fédérations
- Vérifiez la réglementation de votre discipline
Un conseil : notez tout dans un carnet. Dates de début, doses, observations. Ça permet d’ajuster et de suivre l’évolution. 📝
Par où commencer : guide du débutant
Vous débutez en phyto ? Parfait. Suivez ces étapes.
Étape 1 : Identifiez le besoin prioritaire. Un seul problème à la fois. Ne mélangez pas 10 plantes dès le départ.
Étape 2 : Choisissez UNE plante simple. Harpagophytum pour l’arthrose. Camomille pour le stress. Chardon-Marie pour drainer.
Étape 3 : Démarrez à demi-dose pendant 3 jours. Surveillez l’appétence et les crottins. Tout va bien ? Passez à la dose normale.
Étape 4 : Tenez un carnet de suivi. Notez : date, dose, observations comportementales, qualité du travail.
Étape 5 : Après 6 semaines, faites le bilan. Ça marche ? Continuez. Rien ne change ? Ajustez ou changez de plante.
Étape 6 : Une fois la base maîtrisée, vous pouvez combiner plusieurs plantes pour un effet synergique.
Patience obligatoire. La phyto n’agit pas en 24h comme un médoc chimique. Mais sur le long terme, elle respecte vraiment l’organisme.
Maintenant, voyons comment elle s’intègre avec la médecine classique.
Phytothérapie vs médecine classique : quelle complémentarité ?
Je le répète : la phytothérapie ne remplace JAMAIS votre vétérinaire. Jamais.
Elle complète. Nuance énorme.
Votre cheval colique ? Véto en urgence. Pas question de tester une tisane de camomille. Votre cheval boite sévèrement du jour au lendemain ? Bilan véto complet avant toute plante.
Par contre, pour gérer l’arthrose chronique d’un vieux cheval ? La phyto devient votre alliée du quotidien. Entre deux cures d’anti-inflammatoires prescrits par le véto, elle prend le relais.
| Situation | Phytothérapie | Médecine classique |
|---|---|---|
| Urgence vitale (colique, hémorragie) | ❌ Non | ✅ Obligatoire |
| Infection grave (pneumonie, abcès) | ❌ Non | ✅ Antibiotiques nécessaires |
| Arthrose chronique | ✅ Idéale en continu | ✅ Ponctuellement (crises) |
| Prévention (drainage, immunité) | ✅ Parfaite | ⚠️ Peu d’options |
| Stress, anxiété légère | ✅ Première intention | ⚠️ Si échec phyto |
| Emphysème installé | ✅ Entretien quotidien | ✅ Crises aiguës |
Mon protocole sur un cheval arthrosique typique :
- Base quotidienne : harpagophytum + curcuma (phyto)
- Crises douloureuses : anti-inflammatoires 5 jours (véto)
- Infiltrations : 1 à 2 fois par an si besoin (véto)
Cette approche combinée donne les meilleurs résultats. Je réduis drastiquement les médocs chimiques sans laisser le cheval souffrir.
La phytothérapie excelle en prévention et sur les pathologies installées. La médecine classique sauve des vies en urgence.
Dialogue avec votre véto : crucial. Certains sont ouverts aux plantes, d’autres sceptiques. Montrez vos observations, votre carnet de suivi. Des résultats concrets valent mieux qu’un long discours.
J’ai converti mon véto en 6 mois. Il me prescrit maintenant des cures de drainage en même temps que les vermifuges. Le changement de regard s’est fait progressivement, preuves à l’appui.
Reste une question essentielle : comment choisir des produits qui marchent vraiment ? 🔍
Choisir des produits de phytothérapie de qualité
Le marché explose. Des produits partout. Qualité ultra variable.
Certains contiennent à peine 10 % de la plante annoncée. D’autres sont bourrés d’additifs inutiles. Quelques-uns sont carrément dangereux.
Mes critères de sélection non négociables :
- Certification laboratoire indépendant : le fabricant doit analyser chaque lot. Recherchez les mentions « contrôle qualité laboratoire » ou « certifié par analyse ». Pas de certification ? Passez votre chemin.
- Traçabilité des plantes : origine géographique indiquée, mode de culture précisé. Les plantes françaises ou européennes offrent généralement plus de garanties que les importations lointaines.
- Label bio : pas obligatoire, mais rassurant. Garantit absence de pesticides. Cherchez AB (Agriculture Biologique) ou équivalent européen.
- Composition pure : 100% de la plante annoncée. Zéro additif, zéro conservateur, zéro excipient bizarre. La liste doit être courte et claire.
- Méthode de séchage : séchage à basse température préserve les principes actifs. Un bon fabricant le précise.
- Prix cohérent : trop cheap, c’est louche. L’harpagophytum pur ne peut pas coûter 15€ le kilo. Comptez plutôt 60-80€ pour de la qualité réelle.
Conservation : les plantes perdent leurs propriétés avec le temps. Achetez en quantités raisonnables. Stockez au sec, à l’abri de la lumière. Une fois ouvert, utilisez dans les 6 mois maximum.
Dates de péremption à respecter. Une poudre qui sent le moisi ou change de couleur ? Poubelle direct. 🗑️
Mes marques de confiance (je cite sans pub, juste mon expérience) : ESC Laboratoire, Hilton Herbs, Paskacheval. Elles cochent toutes mes cases qualité.
Évitez Amazon et les sites généralistes. Privilégiez les boutiques spécialisées équines ou les herboristeries sérieuses. Le conseil qui vient avec le produit vaut souvent autant que le produit lui-même.
Méfiance aussi sur les « mélanges miracles » qui promettent de tout soigner. Une bonne formule cible UN problème précis. Pas 15 en même temps.
Vous avez maintenant toutes les clés en main. Mais quelques questions reviennent souvent. On y répond maintenant. 💬
FAQ
La phytothérapie est-elle efficace pour les chevaux ?
Oui, l’OMS reconnaît son efficacité depuis 1978. Elle fonctionne particulièrement bien sur les pathologies chroniques comme l’arthrose, l’emphysème ou le stress. Patience nécessaire : comptez 2 à 3 semaines pour les premiers résultats.
Quelles plantes pour l’arthrose du cheval ?
L’harpagophytum reste la référence (15-20g/jour). Associez-le au curcuma (10-15g/jour) et à la reine des prés (20g/jour) pour un effet optimal. Le boswellia protège en plus le cartilage.
Comment donner des plantes à mon cheval ?
Mélangez la poudre dans la ration humidifiée. Les granulés se donnent directement. Les liquides se versent sur les aliments ou dans la bouche à la seringue. Astuce : ajoutez de la compote si refus.
Combien de temps pour voir les effets ?
Variable selon la plante et le problème. Les calmants agissent en 48h. Les anti-inflammatoires montrent leurs effets en 2-3 semaines. Pour des résultats optimaux, comptez 6 semaines de cure complète.
Peut-on utiliser la phytothérapie en compétition ?
Attention aux substances dopantes. L’harpagophytum et la valériane sont contrôlés. Arrêt obligatoire 48-72h avant. Privilégiez curcuma, reine des prés ou camomille qui passent partout. Vérifiez la réglementation de votre fédération.
La phytothérapie a-t-elle des effets secondaires ?
Très rares si dosages respectés. Parfois légers troubles digestifs en début de cure. Allergies possibles mais exceptionnelles. Bien plus sûre qu’un traitement chimique long terme. Surveillez simplement l’appétit et les crottins.
Peut-on associer phytothérapie et médicaments ?
Oui, sous supervision vétérinaire. Informez toujours votre praticien. Certaines interactions existent (ail + anticoagulants par exemple). Espacez les prises de 2-3h minimum pour éviter les interférences.
Quelle plante pour le stress du cheval ?
La camomille fonctionne parfaitement au quotidien (30g/jour). La valériane agit vite pour les événements ponctuels (2h avant). La passiflore et l’aubépine renforcent l’effet calmant en association.
Comment drainer le foie de mon cheval naturellement ?
Cure de chardon-Marie (25g/jour) + artichaut (20g/jour) + pissenlit (15g/jour). Durée : 3 semaines. Timing idéal : mars et septembre, avant et après les traitements lourds. Deux fois par an maximum.
La phytothérapie fonctionne-t-elle pour l’emphysème ?
Elle améliore le confort et espace les crises, sans guérir. Le thym et l’eucalyptus dégagent les bronches. La guimauve apaise l’inflammation. Résultats visibles en 2 semaines de nébulisation quotidienne. Complément indispensable aux traitements véto.
Voilà. Vous savez maintenant comment utiliser les plantes médicinales pour votre cheval. Pas de magie, juste de la rigueur et de la patience. Commencez simple, observez, ajustez. Et n’oubliez jamais : la phyto complète votre véto, elle ne le remplace pas. Votre cheval mérite cette approche respectueuse de son organisme. Alors testez, mais testez bien. 🌿✨


